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Guide d'installation — Édition 2026

IA souveraine
Le guide complet

Installez votre propre assistant autonome : diagnostic machine, Ollama, modèles, ComfyUI, OpenCode, agents, test final — et la méthode PARA pour lui donner un cerveau.

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Le principe : chez eux, ou chez vous

Tout le guide tient en cette image. Un service cloud, ce sont vos données, vos idées et votre facture entre les mains d'autrui. Votre machine, c'est l'inverse : zéro abonnement, zéro quota, et rien qui sorte du disque. Les pages suivantes construisent la colonne de droite, étape par étape.

LE CLOUDvsVOTRE PC
1

Préparer le PC

Vérifier la machine avant d'installer quoi que ce soit

Une IA locale sollicite deux mémoires bien distinctes, souvent confondues. La RAM (mémoire système, gérée par le processeur) accueille les modèles texte d'Ollama et le reste du système : 16 GB minimum, 32 GB confortables. La VRAM (mémoire intégrée à la carte graphique) est beaucoup plus rapide mais plus petite : c'est elle qui fait tourner les calculs du GPU. Règle simple : les modèles texte se contentent de la RAM et utilisent la VRAM si elle est libre ; la génération d'images (ComfyUI) vit surtout en VRAM. À cela s'ajoutent le disque (30 à 50 GB de modèles) et un Windows à jour, la veille désactivée laissant le service accessible en arrière-plan.

  1. 1.1 — Windows à jour

    Vérifiez la version de Windows et lancez Windows Update. Ollama et Node.js nécessitent une version récente (Windows 10 21H2+ ou Windows 11).

    Version de Windows

    winver   (ou : Get-ComputerInfo -Property WindowsProductName,WindowsVersion)

    Ouvrir Windows Update

    Start-Process "ms-settings:windowsupdate"
  2. 1.2 — Inventaire RAM et disque

    La RAM est la mémoire principale, partagée par tout le système : elle héberge les modèles texte quand ils ne tiennent pas en VRAM. Repères : 16 GB minimum, 32 GB confortables pour faire tourner un modèle 14B en même temps que votre usage courant. Le disque, lui, doit libérer 30 à 50 GB pour la stack complète.

    RAM totale (Go)

    Get-CimInstance Win32_ComputerSystem | ForEach-Object { [math]::Round($_.TotalPhysicalMemory/1GB,1) }

    Espace disque libre (Go)

    Get-PSDrive C | ForEach-Object { [math]::Round($_.Free/1GB,1) }
  3. 1.3 — Inventaire VRAM : la mémoire du GPU

    La VRAM est la mémoire de la carte graphique, très rapide mais limitée : c'est elle qui détermine quels modèles tiennent « entièrement sur le GPU ». Repères VRAM pour les images (ComfyUI) : 6 GB = modèles légers seulement ; 8 GB = SDXL confortable ; 12 à 16 GB = Flux et modèles lourds ; 24 GB = tout tourne. Pour Ollama : si la VRAM est supérieure ou égale à la taille du modèle, il est chargé entièrement sur le GPU (rapide) ; sinon Ollama partage entre VRAM et RAM (fonctionnel, mais nettement plus lent).

    VRAM réelle de chaque GPU (via le registre)

    Get-ChildItem "HKLM:\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\Class\{4d36e968-e325-11ce-bfc1-08002be10318}" | ForEach-Object { $p = Get-ItemProperty $_.PSPath -ErrorAction SilentlyContinue; if ($p.'HardwareInformation.qwMemorySize') { "{0} : {1} GB" -f $p.DriverDesc, [math]::Round($p.'HardwareInformation.qwMemorySize'/1GB,1) } }

    À retenir — Attention : la commande classique Win32_VideoController affiche au plus 4 GB de VRAM — c'est un artefact connu de Windows. Seule la commande registre ci-dessus donne la vraie valeur. Si la VRAM vous manque, la voie souveraine : mode CPU (plus lent, mais zéro dépendance), ou économisez vers une carte graphique à vous — louer une GPU cloud recréerait exactement la dépendance que l'on quitte.

  4. 1.4 — Mettre à jour les drivers GPU (si NVIDIA/AMD)

    Un driver à jour est indispensable pour l'accélération. Pour NVIDIA, GeForce Experience (ou l'app NVIDIA) ; pour AMD, AMD Software. Vérifiez que le nom de votre GPU n'affiche pas « Microsoft Basic Display Adapter » (signe d'un driver manquant). Rappel : c'est la taille de la VRAM (étape précédente) qui détermine quels modèles tiennent sur le GPU, pas seulement le nom du GPU.

    Confirmer le GPU réel (pas le driver générique)

    Get-CimInstance Win32_VideoController | Select-Object Name, AdapterCompatibility

    À retenir — NVIDIA : après installation du driver, redémarrez le PC avant d'installer Ollama.

  5. 1.5 — Désactiver la veille

    Si le PC s'endort, le service Ollama s'arrête avec lui et votre assistant devient injoignable. On met la veille sur « Jamais » (sur secteur).

    Veille : jamais (sur secteur)

    powercfg /change standby-timeout-ac 0

    Veille écran : 15 min (économie, sans couper le service)

    powercfg /change monitor-timeout-ac 15
  6. 1.6 — Redémarrer pour valider

    Un redémarrage après les mises à jour drivers et Windows garantit une base saine avant d'installer la stack.

    Redémarrer

    Restart-Computer

    À retenir — Après le redémarrage, relancez ce guide : la progression est sauvegardée.

2

Installer Ollama

Le moteur qui fait tourner les modèles en local

Ollama est le logiciel qui télécharge et exécute les modèles d'IA directement sur votre machine. Rien ne part dans le cloud : les données restent chez vous. Il crée un service local (sur le port 11434) auquel les autres outils parleront.

  1. 2.1 — Télécharger et installer Ollama

    La méthode la plus simple sur Windows : le gestionnaire de paquets winget. Sinon, téléchargez l'installateur sur ollama.com/download.

    Installer via winget

    winget install Ollama.Ollama

    À retenir — Redémarrez le terminal après l'installation si la commande ollama n'est pas reconnue.

  2. 2.2 — Vérifier que tout tourne

    Deux vérifications : la version installée, puis le service local qui doit répondre sur le port 11434.

    Version

    ollama --version

    Service actif (ouvrir dans le navigateur)

    curl http://localhost:11434

    À retenir — Si le service ne répond pas, lancez `ollama serve` dans un terminal, ou lancez simplement l'application Ollama (elle démarre en arrière-plan).

  3. 2.3 — Premier test avec un petit modèle

    On commence par Mistral (4,4 GB) : c'est le modèle « rapide » de la stack, idéal pour valider le pipeline avant de télécharger les gros modèles.

    Télécharger Mistral

    ollama pull mistral

    Lancer une conversation test

    ollama run mistral "Bonjour, qui es-tu ?"
3

Télécharger les modèles

La bibliothèque : un modèle par spécialité

Un modèle d'IA n'est pas universel : un modèle de code écrit du code propre, un modèle de raisonnement réfléchit mieux, un modèle léger répond vite. La stack de LÉONARD mélange les rôles. La taille (en GB) dépend du nombre de paramètres (14B = 14 milliards). À l'exécution, Ollama charge le modèle d'abord en VRAM (rapide) et n'utilise la RAM (plus lente) que pour ce qui ne tient pas : une grande VRAM accélère tout, une grande RAM permet de faire tourner des modèles plus gros que la VRAM.

  1. 3.1 — Modèle code — Qwen 2.5 Coder 14b (9 GB)

    Le spécialiste du code. C'est lui qui génère les pages HTML/CSS/JS et tout le code produit par les agents. Priorité haute.

    Télécharger

    ollama pull qwen2.5-coder:14b
  2. 3.2 — Modèle général — Gemma 3 12b (8,2 GB)

    Le couteau suisse : textes, résumés, traductions, questions générales. C'est aussi le moteur de l'agent texte.

    Télécharger

    ollama pull gemma3:12b
  3. 3.3 — Modèle rapide — Mistral (4,4 GB)

    Sert de « petit modèle » pour les tâches simples (titres, classifications) : il répond en une fraction de seconde et libère les gros modèles.

    Télécharger

    ollama pull mistral
  4. 3.4 — Modèles optionnels

    À télécharger seulement si vous en avez l'usage et la RAM. DeepSeek R1 pour le raisonnement long, Llama 3.1 en généraliste de secours.

    Raisonnement

    ollama pull deepseek-r1:14b

    Généraliste

    ollama pull llama3.1

    À retenir — Un modèle non utilisé ne consomme rien : il dort sur le disque. Téléchargez à la demande.

  5. 3.5 — Vérifier la bibliothèque

    La liste des modèles installés avec leur taille.

    Liste des modèles

    ollama list
4

Générer des images (ComfyUI)

Le studio d'images, lui aussi en local

ComfyUI est l'Ollama des images : un moteur de génération par diffusion qui tourne entièrement sur votre machine. Les modèles d'images vivent en VRAM (mémoire du GPU) : une VRAM de 8 GB permet le confort avec SDXL, 12 GB ouvrent la porte de Flux, 24 GB n'ont aucune restriction courante. La RAM intervient en secours quand la VRAM déborde, mais au prix de la vitesse. Sans GPU, le mode CPU existe : c'est le mode patience.

  1. 4.1 — Vérifier la VRAM avant tout

    La question n'est pas « ai-je une carte graphique ? » mais « combien de GB de VRAM ? ». Repères : 6 GB = modèles légers uniquement ; 8 GB = SDXL confortable ; 12 à 16 GB = Flux et modèles lourds ; 24 GB = aucune restriction courante.

    VRAM réelle de chaque GPU (registre Windows)

    Get-ChildItem "HKLM:\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\Class\{4d36e968-e325-11ce-bfc1-08002be10318}" | ForEach-Object { $p = Get-ItemProperty $_.PSPath -ErrorAction SilentlyContinue; if ($p.'HardwareInformation.qwMemorySize') { "{0} : {1} GB" -f $p.DriverDesc, [math]::Round($p.'HardwareInformation.qwMemorySize'/1GB,1) } }

    À retenir — Le filtre « out of memory » en cours de génération signale presque toujours une VRAM insuffisante pour le modèle chargé — pas un manque de RAM système.

  2. 4.2 — Installer ComfyUI (portable)

    La version portable Windows embarque tout : Python, dépendances, lanceurs GPU et CPU. Téléchargez l'archive depuis le dépôt officiel GitHub, décompressez-la, c'est tout.

    Page officielle des releases

    https://github.com/comfyanonymous/ComfyUI/releases

    Alternative git (les avancés)

    git clone https://github.com/comfyanonymous/ComfyUI.git

    À retenir — Dans l'archive portable, cherchez run_nvidia_gpu.bat (GPU NVIDIA) ou run_cpu.bat : ce sont les lanceurs, rien d'autre à installer.

  3. 4.3 — Télécharger un modèle d'image

    Un modèle de diffusion est un fichier .safetensors qui vit dans models/checkpoints. SDXL (~7 GB) est le polyvalent de référence ; Flux (~12 GB) va plus loin en réalisme mais réclame plus de VRAM. Les deux sources majeures : HuggingFace (officiel) et CivitAI (communauté, tous styles).

    Dossier des modèles (version portable)

    explorer ComfyUI_windows_portable\ComfyUI\models\checkpoints

    Modèle SDXL de départ (HuggingFace, ~7 GB)

    https://huggingface.co/stabilityai/stable-diffusion-xl-base-1.0

    À retenir — Vérifiez la taille du fichier avant de télécharger : au-delà de votre VRAM, ComfyUI basculera en RAM (lent) ou échouera en mode CPU.

  4. 4.4 — Première génération

    Lancez ComfyUI, ouvrez l'interface dans le navigateur (port 8188), écrivez votre prompt, validez. Une image en 5 à 30 secondes sur GPU selon le modèle et la VRAM.

    Lancer (GPU recommandé)

    run_nvidia_gpu.bat

    Ou mode CPU (sans GPU compatible)

    run_cpu.bat

    Interface web

    http://127.0.0.1:8188
  5. 4.5 — Piloter ComfyUI depuis vos agents (optionnel)

    ComfyUI expose une API JSON locale : vos agents OpenCode peuvent lui envoyer des workflows pour générer des images à la demande — le début d'un studio créatif autonome, toujours sans cloud.

    API accessible (après lancement de ComfyUI)

    http://127.0.0.1:8188/system_stats

    À retenir — La liaison agent ↔ ComfyUI se fait par workflow JSON prédéfini : créez d'abord votre workflow dans l'interface, exportez-le, puis les agents ne font que l'envoyer avec votre prompt.

5

Installer OpenCode

L'assistant qui pilote les modèles

Ollama fait tourner les modèles, mais c'est OpenCode qui les orchestre : il gère la conversation, les fichiers, les commandes, et peut déléguer la tâche à des agents spécialisés. C'est le « cerveau exécutif » de LÉONARD.

  1. 5.1 — Installer Node.js (si absent)

    OpenCode est un programme Node.js. Vérifiez d'abord s'il est déjà installé (souvent le cas).

    Version de Node

    node --version

    Si absent : installer via winget

    winget install OpenJS.NodeJS.LTS
  2. 5.2 — Installer OpenCode

    Un simple paquet npm global.

    Installation

    npm install -g opencode-ai@latest

    Vérification

    opencode --version
  3. 5.3 — Premier lancement

    Créez un dossier pour vos projets IA, lancez-y OpenCode. La première fois, il vous propose un choix de modèle : sélectionnez Ollama puis le modèle voulu.

    Créer et entrer dans le dossier projet

    mkdir ia-projets; cd ia-projets

    Lancer OpenCode

    opencode

    À retenir — OpenCode s'utilise dans le terminal. La commande `opencode` dans un dossier en fait le point d'entrée.

6

Configurer la stack

opencode.jsonc : le tableau de bord des modèles

Ce fichier dit à OpenComment quelles machines de modèles existent. Chaque modèle déclare ses capacités : `tool_call: true` signifie qu'il peut appeler des outils (lire/écrire des fichiers, lancer des commandes) — indispensable pour un agent autonome. `reasoning: true` marque les modèles qui produisent un raisonnement visible.

  1. 6.1 — Localiser le dossier de configuration

    OpenCode lit sa configuration dans ~/.config/opencode/. Créez le dossier s'il n'existe pas.

    Créer le dossier (PowerShell)

    New-Item -ItemType Directory -Force "$env:USERPROFILE\.config\opencode"

    Ouvrir le dossier

    explorer "$env:USERPROFILE\.config\opencode"
  2. 6.2 — Créer opencode.jsonc

    Copiez ce fichier dans le dossier de configuration. Il déclare le provider Ollama et la liste des modèles avec leur rôle.

    Contenu de opencode.jsonc

    {
      "$schema": "https://opencode.ai/config.json",
      "small_model": "ollama/mistral",
      "provider": {
        "ollama": {
          "npm": "@ai-sdk/openai-compatible",
          "name": "Ollama (local)",
          "options": { "baseURL": "http://localhost:11434/v1" },
          "models": {
            "qwen2.5-coder:14b": {
              "name": "Qwen 2.5 Coder 14b — code",
              "tool_call": true,
              "limit": { "context": 32768, "output": 8192 }
            },
            "gemma3:12b": {
              "name": "Gemma 3 12b — général",
              "tool_call": true,
              "limit": { "context": 16384, "output": 8192 }
            },
            "mistral:latest": {
              "name": "Mistral — rapide",
              "tool_call": true,
              "limit": { "context": 16384, "output": 8192 }
            },
            "deepseek-r1:14b": {
              "name": "DeepSeek R1 14b — raisonnement",
              "tool_call": false,
              "reasoning": true,
              "limit": { "context": 32768, "output": 8192 }
            }
          }
        }
      }
    }

    À retenir — Le fichier .jsonc accepte les commentaires // — pratique pour annoter votre configuration.

  3. 6.3 — Vérifier la détection

    Relancez OpenCode : les modèles Ollama doivent apparaître dans la sélection. Si la liste est vide, Ollama n'est pas joignable — vérifiez le service (étape 2.2).

    Relancer OpenCode

    opencode
7

Créer les agents autonomes

Des spécialistes délégués par le modèle principal

Un agent OpenCode est un sous-traitant : le modèle principal reçoit votre demande, et délègue à l'agent compétent. Chaque agent est un simple fichier Markdown avec un en-tête (front-matter) qui indique son rôle, son mode et le modèle qu'il utilise. C'est ce qui rend le système « autonome » : la bonne tâche va au bon modèle, sans que vous ayez à choisir.

  1. 7.1 — Créer le dossier des agents

    Les agents vivent dans un sous-dossier `agent/` de la configuration.

    Créer le dossier

    New-Item -ItemType Directory -Force "$env:USERPROFILE\.config\opencode\agent"
  2. 7.2 — Agent coder-local (Qwen)

    Le générateur de code. Créez le fichier `coder-local.md` avec ce contenu.

    Fichier agent/coder-local.md

    ---
    description: Génère du code (HTML/CSS/JS, pages web) avec le modèle local Qwen 2.5 Coder via Ollama.
    mode: subagent
    model: ollama/qwen2.5-coder:14b
    ---
    
    Tu es un générateur de code local (Ollama, Qwen 2.5 Coder).
    
    - Écris du code complet et fonctionnel, sans commentaires superflus.
    - Pour une page HTML : structure HTML5 valide, CSS et JS intégrés si demandé, responsive.
    - Termine en retournant le code complet demandé, prêt à être sauvegardé dans un fichier.
  3. 7.3 — Agent texte-local (Gemma)

    Le spécialiste des textes : résumés, traductions, relectures. Créez `texte-local.md`.

    Fichier agent/texte-local.md

    ---
    description: Tâches de texte (résumés, traductions, relectures, questions générales) avec le modèle local Gemma 3 via Ollama.
    mode: subagent
    model: ollama/gemma3:12b
    ---
    
    Tu es un assistant de texte local (Ollama, Gemma 3).
    
    - Résume, traduis, relis et réponds aux questions générales de façon claire et concise.
    - Réponds dans la langue de l'utilisateur.
    - Tu n'écris pas de code : pour le code, renvoie le besoin au modèle principal.

    À retenir — Le champ `mode: subagent` signifie que cet agent est appelé par le modèle principal, pas directement par vous.

  4. 7.4 — Agents supplémentaires (optionnel)

    Le même schéma permet d'ajouter d'autres spécialistes : un agent « recherche » (deepseek-r1), un agent « relecture », etc. Un fichier = un agent. Réutilisez le même squelette.

    Schéma générique d'un nouvel agent

    ---
    description: [Brève description du rôle]
    mode: subagent
    model: ollama/[nom-du-modele]
    ---
    
    [Instructions système de l'agent]
8

Test de bout en bout

Valider que l'ensemble fonctionne

Le test final simule un usage réel : le modèle principal doit comprendre la demande, déléguer au bon agent, récupérer le résultat et vous le rendre. Si une brique manque (modèle absent, service arrêté, agent mal nommé), c'est ici que ça se voit.

  1. 8.1 — Lancer OpenCode dans votre dossier projet

    Point de départ de tout test.

    Lancer

    opencode
  2. 8.2 — Test du modèle principal

    Posez une question simple. Le modèle doit répondre. Si « model not found », vérifiez qu'Ollama tourne et que le nom du modèle dans opencode.jsonc correspond exactement à `ollama list`.

    Demande de test dans OpenCode

    Explique en 2 phrases ce qu'est l'investissement momentum.
  3. 8.3 — Test de l'agent code

    Demandez explicitement l'agent. Le bon modèle (Qwen) doit se charger de la tâche.

    Demande de test

    Utilise l'agent coder-local pour créer une page HTML d'une carte de visite minimaliste.

    À retenir — Dans OpenCode, tapez `/agents` pour voir la liste des agents détectés.

  4. 8.4 — Test de l'agent texte

    Même principe, avec Gemma en moteur.

    Demande de test

    Utilise l'agent texte-local pour résumer ceci en 3 points : [collez un texte]
  5. 8.5 — Test d'autonomie (multi-étapes)

    La vraie preuve : une tâche qui enchaîne plusieurs actions sans votre intervention.

    Demande autonome

    Crée un fichier index.html avec une landing page simple pour un guide d'investissement, puis ouvre-le dans le navigateur.
  6. 8.6 — Dépannage rapide

    Les quatre pannes classiques et leur solution.

    Panne : « connection refused »

    # Ollama n'est pas lancé → ollama serve (ou relancer l'app Ollama)

    Panne : modèle absent d'OpenCode

    # Vérifier le nom exact : ollama list   puis comparer à opencode.jsonc

    Panne : agent non détecté

    # Vérifier le dossier : Get-ChildItem "$env:USERPROFILE\.config\opencode\agent"

    Panne : « out of memory » en génération d'images

    # VRAM insuffisante → fermez les applications GPU, choisissez un modèle plus léger, ou passez en run_cpu.bat (plus lent)
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Construire son cerveau numérique — méthode PARA

Module bonus : donnez à votre IA un esprit à la hauteur de sa mémoire

Votre IA locale a une mémoire parfaite mais aucun souvenir : elle n'a accès qu'à ce que vous lui donnez dans chaque conversation. Un cerveau numérique, c'est l'inverse — une base de connaissances personnelle, écrite une fois, lisible par votre machine. La méthode PARA (Tiago Forte) la structure en quatre dossiers. Combinée à un assistant local, elle transforme une IA générique en un collaborateur qui connaît vos projets, vos dossiers et vos centres d'intérêt — sans que la moindre note quitte votre disque.

MonCerveau— votre cerveau numérique, sur votre disque00-InboxTout arrive ici d'abord — le tri vient après01-ProjetsEffort avec un résultat et une échéance02-DomainesResponsabilités continues, jamais « terminé »03-RessourcesSujets qui vous intéressent04-ArchivesTout ce qui n'est plus actif — rien ne se perd
  1. 9.1 — Pourquoi faire ça — l'IA ne vaut que ce que vous lui donnez

    Une IA cloud ne connaît rien de vous au-delà de la conversation en cours. Vos notes personnelles, en revanche, ne doivent jamais traverser internet. Le cerveau numérique local résout les deux : vous écrivez une fois sur votre disque, et votre assistant (OpenCode) relit vos fichiers pour répondre avec VOTRE contexte — vos projets en cours, vos règles, vos décisions passées. La différence se voit immédiatement : « rédige une page de vente » vs « rédige une page de vente pour mon offre, en accord avec mes notes de positioning et le ton de ma dernière lettre ».

    Principe directeur

    Un dossier sur VOTRE disque, lu par VOTRE IA. Zéro cloud, zéro abonnement, zéro fuite.
  2. 9.2 — Créer la structure PARA (4 dossiers)

    PARA veut dire : Projets, Areas (domaines), Resources (ressources), Archives. Trois dossiers de classement + une boîte d'arrivée, dans un emplacement unique que vous nommerez votre cerveau.

    Créer l'arborescence (PowerShell)

    $base = "$env:USERPROFILE\MonCerveau"
    New-Item -ItemType Directory -Force "$base\00-Inbox", "$base\01-Projets", "$base\02-Domaines", "$base\03-Ressources", "$base\04-Archives"

    Ouvrir le cerveau

    explorer $env:USERPROFILE\MonCerveau

    À retenir — 00-Inbox est la boîte d'arrivée : toute idée y atterrit d'abord, le tri vient après. Sans Inbox, on ne note plus — et le cerveau meurt en une semaine.

  3. 9.3 — Les 4 règles de classement

    Chaque dossier répond à une question. Le classement doit prendre moins de 10 secondes, sinon vous ne le ferez pas.

    01-Projets — : effort avec un résultat et une échéance

    # Ex. « Landing page Compas — en ligne avant janvier ». Fini → tout bouge vers Archives.

    02-Domaines — : responsabilité continue, sans fin

    # Ex. « Trésorerie de l'entreprise », « Ma santé », « Ce site » — jamais « terminé ».

    03-Ressources — : sujets qui vous intéressent

    # Ex. « Momentum », « IA locale », « Notion » — des notes à consulter, pas des obligations.

    04-Archives — : tout ce qui n'est plus actif

    # Projets terminés, domaines abandonnés, ressources devenues inutiles. Rien ne se perd.

    À retenir — En cas de doute : c'est un projet ? Non → c'est un domaine. Ni l'un ni l'autre → ressource.

  4. 9.4 — Écrire les notes — format utile pour l'IA

    Une note = une idée, un titre clair, quelques lignes. Le format importe moins que la fidélité : mieux vaut une note imparfaite saisie le jour même qu'une note parfaite jamais écrite. Un fichier Markdown par note : votre IA les lit nativement.

    Gabarit d'une note (Markdown)

    # Titre de la note
    Date : 2026-10-17
    Contexte : pourquoi cette note existe (1 phrase)
    Contenu : l'idée, en quelques lignes utiles
    Suite : prochaine action éventuelle

    Toute idée passe par l'Inbox d'abord

    # Capturer > classer. On trie une fois par semaine (ex. le vendredi), jamais dans l'urgence.
  5. 9.5 — Brancher le cerveau sur votre assistant

    Ouvrez OpenCode directement dans le dossier MonCerveau : il peut alors lire, chercher et croiser vos notes dans chaque réponse. C'est ici que le cerveau numérique devient un avantage concurrentiel — personne d'autre n'a votre contexte, et personne d'autre ne peut l'avoir, puisqu'il ne quitte jamais votre machine.

    Lancer OpenCode depuis le cerveau

    cd $env:USERPROFILE\MonCerveau; opencode

    Demandes types à essayer

    « Lis mes notes de projets et dis-moi ce qui avance le moins en ce moment. »
    « À partir de mes notes Domaines, écris le bilan mensuel de [projet]. »
    « Trouve dans Ressources tout ce que j'ai noté sur [sujet] et résume. »

    À retenir — Rituel minimal : 10 minutes par semaine pour vider l'Inbox et archiver ce qui est fini. C'est tout ce que le cerveau réclame.